La Haute Autorité de la Communication (HAC) dirigée par Boubacar Yasine Diallo, a rencontré ce mercredi 27 août, les représentants des partis politiques , des plateformes de la société civile reconnus par l’Etat et des mouvements de soutien des opinions désireux de bénéficier de la couverture médiatique , pour échanger au tour du référendum constitutionnel prévue le 21 septembre prochain. À l’issue de cette rencontre qui vise à rappeler les principes encadrant la campagne référendaire et à garantir un traitement équitable des différentes sensibilités dans les médias, notamment ceux du service public, Boubacar Yasine Diallo s’est dit satisfait de la mobilisation de l’ensemble de ses acteurs ainsi, il a fait le point de l’objectif de cette rencontre. « J’ai été frappé par la qualité de la représentation et la diversité de cette représentation. Nous avons beaucoup appris en tant qu’instance de régulation. Il y a eu beaucoup de préoccupations que les acteurs ont soulevées à l’attention de la Haute Autorité de la Communication. Et cela nous permet de prendre des décisions avisées. Nous leur avons étiqueté leur droit, celui d’un accès équitable aux médias de service public pour les différentes tendances. Et nous leur avons expliqué également leur droit par rapport aux médias privés. Nous avons attiré leur attention sur le fait qu’il y avait des interdits. Ils devraient faire attention à ces interdits-là et de jouir pleinement de leur liberté et de défendre la tendance de leur choix. » a-t-il soutenu Il a par ailleurs insisté sur le respect des limites imposées par la loi . « C’est une campagne référendaire, ce n’est pas une élection présidentielle ou législative. Donc on ne parle pas de personne on parle du contenu de la Constitution (…) On ne s’attaque pas aux institutions on va veiller au maintien de l’ordre public et à la sécurité nationale. On ne permettra pas que de tels propos, des propos qui incitent à la violence, à la xénophobie. On ne peut pas le permettre. Par contre, l’expression sera libre et directe sur tout ce qui est prévu. » précise Boubacar Yasine Diallo avant de souligner qu’une commission de contrôle a été mise en place pour veiller sur le respect de la loi .
« Pour ce qui concerne la radio-télévision, nous avons une commission de contrôle. Les journaux de campagne vont être préalablement vus, entendus par notre commission avant d’être diffusés. Donc à ce niveau, il n’y a aucun risque. Il peut arriver que cette commission exerce des censures. Et quand c’est le cas, nous notifions le lendemain à la structure concernée. Nous indiquons qu’il y a eu censure. Nous mettons les parties qui ont été censurées. Nous expliquons les motifs de la censure. Et si la structure n’est pas satisfaite, elle saisit la Cour suprême. C’est ce que la loi dit. Et la Cour n’a pas de temps pour prendre la règle. Soit en confirmant notre décision, soit en infirmant notre décision. Et dans ce cas, l’élément incriminé est diffusé. » a-t-il fait savoir .
Pour conclure la rencontre , Boubacar Yacine a également apprécié la qualité de la représentativité et la qualité des interventions. « Ça nous a rassurés et ils nous ont fait beaucoup de propositions. Il y en a que nous prendrons en compte ».a-t-il conclut