Ouverture des classes au 15 septembre / « Cette date n’est pas bien réfléchie… »(SLECG)

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À travers un communiqué publié sur sa page Facebook, le ministère en charge de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation a annoncé la date de la rentrée scolaire prévue au 15 septembre prochain. Cette décision surprenante, a suscité de vives réactions des enseignants et des parents d’élèves. Joint au téléphone par notre rédaction ce mardi 26 août, le premier responsable de communication du  bureau exécutif national du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) se dit surpris de voir cette annonce sur les réseaux sociaux Sachant qu’ils devraient prendre part à cette décision. « chaque année, tous les différents ministres qui se sont succédés à la tête du département ont toujours associé les partenaires sociaux et techniques afin de trouver une date Convenable pour la satisfaction des enseignants, des élèves et surtout des parents d’élèves. Mais très malheureusement, cette année, cela n’a pas été le cas.Nous avons vu cette fixation sur les réseaux sociaux à travers la page officielle de MEPUA qui nous a choqué » a déploré Mohamed Roméo Bangoura Par ailleurs, il souligne que le patron du MEPUA est vraiment passé à côté car pour lui , cette date du 15 septembre est inopportun pour les enseignants du moment que le salaire de certains enseignants sont bloqués . « Le mois de septembre est un mois où les intempéries sont à forte précipitation occasionnant des inondations, qui se répercutent sur les humains donc la date du 15 septembre est considérée pour nous comme une volonté manifestante du gouvernement de ne pas vouloir débloquer les salaires de nos camarades suite à une faute administrative provoquée par eux-mêmes, qui ont vu leurs salaires arbitrairement bloqués. Comment voulez-vous que ces enseignants à qui on demande le sacrifice et en retour, ce gouvernement refuse de se sacrifier pour les réparer dans leurs droits ? Comment voulez-vous que ces 3 317 enseignants qui ont vu leurs salaires bloqués puissent rejoindre les salles de classe en sachant qu’eux-mêmes leurs propres progenitures ne pourront pas avoir accès à l’école par faute des moyens financiers ? Ceux qui ont pousser le ministre à prendre cette décision sont passés à côté. Cette date n’est pas bien réfléchie, elle n’est pas bien choisie. »a-t-il déploré Il a en suite mis un accent sur la crise de liquidité qui secoue le pays avant d’inviter les parents d’élève à plus de retenue et au calme afin de trouver un terrain d’entente. « Nous traversons une crise de liquidités dans nos banques et donc ces parents d’élèves à qui on demande de ramener les enfants en classe sont entre le marteau et l’enclume. Nous disons à ces parents d’élèves de faire confiance aux syndicats. Nous allons essayer par tous les moyens légaux de ramener le ministère en charge de l’enseignement pré universitaire  à de meilleurs sentiments. Nous demandons aux enseignants de rester sereins et d’attendre ici l’appel de l’inter-syndical de l’éducation » a-t-il soutenu .

ABC

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