Référendum du 21 septembre « L’UFDG ne se sent pas concernée par cette opération » déclare Celou Dalein Diallo
À l’occasion de sa dernière sortie médiatique sur la Radio France Internationale (RFI) ce lundi 11 Août , le chef de file de l’opposition Guinéenne s’est prononcé sur la situation socio-politique Guinéenne notamment l’élection référendaire du 21 septembre prochain pour l’adoption de la nouvelle constitution. Interrogé sur la position de son parti , le leader de l’union des forces démocratiques de Guinée ( UFDG) a déclaré au micro de la RFI que son parti ne se sent pas concerné par cette opération. « L’UFDG ne se sent pas concernée par cette opération. » a déclaré Elhadj Celou avant de poursuivre en ces termes. « Parce que, d’abord, la junte n’a jamais accepté qu’il y ait un dialogue pour définir les termes dans lesquels le retour à l’ordre constitutionnel s’est réorganisé. Elle a toujours fait ce qu’elle a voulu, et donc l’UFDG et les coalitions dont on est membre ne se sentent pas concernés par cet évènement » a-t-il fait savoir . Par la même occasion, il souligne qu’il sont entrain de mettre une stratégie en place , afin d’éviter que Mamadi Doumbouya s’éternise au pouvoir. « Nous sommes en train de voir comment nous organiser pour s’opposer à cet autre coup d’État contre le peuple de Guinée, contre les droits et libertés des Guinéens de choisir librement leurs dirigeants. Parce que, comme vous le suivez, toutes ces mobilisations, ces mamayas pour justifier la candidature de Doumbouya, qu’on veut présenter comme un homme providentiel, qui doit continuer justement ses chantiers, alors que sa gouvernance a été catastrophique pour le peuple de Guinée, marquée par une violation massive et récurrente des droits humains et des libertés fondamentales ; marquée par des disparitions forcées… Les conditions d’un scrutin juste et transparent ne sont pas réunies. Je vous rappelle que c’est le ministère de l’Administration du Territoire dirigé par un général, appuyé de ses préfets qui sont tous militaires, et de ses sous-préfets qui sont à 60 % issus des forces de défense et de sécurité, qui vont organiser ce référendum dans un environnement où il y a une terreur qui s’abat sur le peuple de Guinée, où il y a la peur, la corruption. Et donc, l’expression de la volonté populaire ne sera jamais prise en compte. Donc, nous ne sommes pas pour cette mascarade pour doter le pays d’une constitution qui permettra à Doumbouya de confisquer le pouvoir . » a-t-il soutenu. En ce qui concerne les propos du chef de gouvernement Amadou Oury sur son non recensement soulignant qu’il n’a pas les documents exigés pour être recensé, l’homme politique qualifie cette sortie de contre-vérité. « Le rôle de Bah Oury, c’est de justifier ce que la junte a pris comme décision. Alors, je disposais de tous les documents requis. Donc, ce que le Premier ministre a dit, c’est de la contre-vérité. » a-t-il souligné
ABC POUR LECONAKRY.COM